BYD a lancé « Operation Purification » à l'échelle nationale en Italie le 2026-01-08, offrant jusqu'à 10 000 € de bonus à quiconque mettait au rebut une voiture équipée d'une courroie de distribution en bain d'huile, toutes marques confondues — sans référence explicite à Stellantis, mais l'allusion était évidente.
L'idée
Une publicité de bonus à la mise au rebut qui ne nommait jamais Stellantis mais faisait de son défaut moteur la chute : « Votre courroie devient folle ? On vous en donne aussi. »
Des phrases railleuses ont été diffusées dans tout le pays — « Nous sommes désolés que ce soit toujours un lundi bleu pour vous », « Des problèmes de courroie ? Avec Byd, vous la retirez… et vous vous en sortez ! » — appuyées par des chiffres de BYD (122 000 ingénieurs en R&D, 60 000 brevets déposés, garantie 250 000 km), après un duel sur Instagram où le PDG de Fiat, Olivier Francois, a demandé aux constructeurs chinois de d'abord corriger leurs propres conceptions, et où BYD a répondu « En matière de sécurité, nous ne ralentissons jamais. »
Après un tollé sur les réseaux sociaux et une plainte formelle de Groupe PSA Italia, le jury d'autorégulation de l'IAP a jugé les messages contraires à son code — communication commerciale trompeuse, comparaison et dénigrement — et a ordonné l'arrêt de la campagne.
Contexte
Le 2026-01-08, BYD a lancé une campagne publicitaire nationale en Italie intitulée « Operation Purification ». Sans nommer explicitement Stellantis — mais sans laisser de doute — elle offrait des bonus allant jusqu'à 10 000 € à quiconque mettait au rebut une voiture équipée d'une courroie de distribution en bain d'huile, toutes marques confondues, une pique visant les moteurs 1.2 Puretech que Stellantis rappelait pour dégradation de la courroie : les vapeurs d'essence dans l'huile décomposent la courroie, et les résidus de caoutchouc peuvent bloquer la pompe à huile.
La campagne a explosé sur les réseaux sociaux avant toute action formelle. Le PDG de Fiat et responsable mondial du marketing de Stellantis, Olivier Francois, a publié sur Instagram que les constructeurs chinois devraient revoir la conception de leurs voitures avant d'attaquer les européennes, avec à l'appui une photo d'un modèle BYD ; la publicité de réponse de BYD a répliqué avec l'affirmation « En matière de sécurité, nous ne ralentissons jamais. »
Groupe PSA Italia, filiale italienne de Stellantis, a demandé au jury de l'Institut d'autodiscipline publicitaire (IAP) de suspendre la campagne. Examinant des messages comme « Votre courroie devient folle ? On vous en donne aussi : 122 000 ingénieurs en R&D - 60 000 brevets déposés - garantie 250 000 km » et « Des problèmes de courroie ? Avec Byd, vous la retirez… et vous vous en sortez ! », le jury les a déclarés contraires aux articles 2 (communication commerciale trompeuse), 14 (comparaison) et 1.5 (dénigrement) de son code et a ordonné leur arrêt.
Le défaut de courroie Puretech était réel et bien connu — des campagnes de rappel avaient eu lieu — ce qui rendait la raillerie assez crédible pour piquer.
BYD n'a jamais nommé Stellantis, misant sur le fait que l'implicite permettrait d'échapper aux règles sur la comparaison et le dénigrement ; le jury a néanmoins jugé les messages hors des clous.
Le duel sur Instagram au niveau des PDG a transformé un achat média en affaire nationale avant même que le régulateur ne statue.
La publicité comparative peut s'appuyer sur un défaut réel d'un concurrent, mais l'implicite n'est pas une immunité : le régulateur juge ce que le public entend, pas ce que le texte dit littéralement.
Au 2026-02-04, le jury de l'IAP avait ordonné l'arrêt des messages contestés ; l'article note que les moteurs actuels de la famille Puretech ont été reconçus avec une chaîne métallique robuste.
VÉRIFIEZ LES SOURCES
Les sources
- Byd vs Stellantis: Jury blocks Chinese brand's advertising. What happened Il Sole 24 Ore · en.ilsole24ore.com ·